NOTRE HISTOIRE

histoireNaissance des Pep

En 1915, la France est en guerre. Les hommes meurent au champ d’honneur, laissant leurs femmes et leurs enfants bien souvent sans ressources. Certaines familles tombent brutalement dans la misère et les orphelins sont de plus en plus nombreux.

Une collecte nationale permet de réunir des fonds pour venir en aide aux orphelins de guerre. L’argent est reversé aux œuvres charitables existantes. Mais ces œuvres, souvent confessionnelles, privilégient les orphelins scolarisés dans les écoles privées.

Pour recevoir leur part des fonds recueillis, les orphelins des écoles publiques sont fortement incités à  quitter la « laïque » et à s’inscrire dans une école privée…

Le philosophe Xavier Léon décide, avec quelques amis universitaires, de fonder une œuvre laïque pour secourir les orphelins des écoles publiques. Il crée alors un comité d’initiative,  présidé par le vice-recteur Louis Liard.

Ce comité, qui préfigure l’actuelle Fédération des Pupilles, s’emploie à faire naître dans toute la France des associations départementales. Grâce aux instituteurs et aux inspecteurs d’académie, l’œuvre des Pupilles des Écoles Publiques devient vite efficace.

1915

La solidarité est en marche !

Le 1er janvier 1916, l’institution du « sou des pupilles » est créée. Chaque écolier est invité à verser un sou par mois pour les orphelins. Par ce moyen, l’esprit de solidarité est entretenu et des fonds importants sont réunis.

Beaucoup d’écoles se dotent même d’un « tronc des pupilles » où maitres et enfants déposent des pièces aussi souvent que possible. Les fonds recueillis servent la plupart du temps à distribuer des secours de premières nécessités.

Le « sou des pupilles » dure plusieurs dizaines d’années et devient un symbole de l’esprit de l’Ecole de la IIIe république: éducation à la solidarité, éducation par la solidarité.

Soutien des orphelins de guerre

1917Le 27 juillet 1917, une loi crée les Offices des Pupilles de la Nation qui s’emploient à ouvrir des orphelinats pour les orphelins de guerre. Les associations des Pupilles de l’École Publique prennent une part active à l’animation de ces institutions relevant de l’État : elles décident de suivre les intérêts particuliers de leurs pupilles et de distribuer des aides complémentaires.

1926

Objectif : Protection de l’enfance

En 1926, les associations départementales des pupilles étendent leur assistance à « tous les enfants et adolescents fréquentant ou ayant fréquenté les établissements d’enseignement public qui ont besoin d’assistance matérielle ou morale ».

Dans le même temps, des fondations permanentes commencent à se créer. La création du Centre d’Odeillo (Pyrénées-Orientales), qui accueille des tuberculeux, marque le début de l’action des PEP dans le secteur sanitaire, avec une préoccupation constante pour la santé des enfants (colonies sanitaires, centres d’oxygénation…). Les PEP accompagnent par ailleurs la politique d’envoi des enfants « vers la nature et l’air pur » en créant des colonies de vacances.

Engagement éducatif et sanitaire

Les années 50 voient l’apport de nouveaux éléments avec les interrogations sur l’école qui se sont multipliées après la seconde guerre mondiale: le primaire qui s’articule dorénavant avec l’enseignement préscolaire et le collège, l’explosion démographique, un monde en mouvement rapide… Dès lors, l’activité des PEP se développe dans des domaines plus proches et complémentaires de l’école, sous la forme de l’organisation declasses de découvertes. L’aide à l’enfance en difficulté se trouve désormais au carrefour de l’école et de la politique menée en matière de santé.

année50

Mission handicap

handicap2En parallèle, la création du premier IME PEP à Neuvy-sur-Barangeon (18) en 1953 marque le début du développement de l’action des PEP en faveur de l’enfance handicapée.

Loisirs, éducation et culture pour tous

poulbot_pupillesÀ partir de 1986, les PEP mettent en place des actions de soutien scolaire pour les enfants momentanément hors de l’école.

C’est la création des SAPAD:

Services d’assistance pédagogique aux enfants malades ou accidentés.

Aujourd’hui

Au-delà des besoins fondamentaux depuis longtemps repérés, il existe aujourd’hui des besoins nouveaux, qui sont la conséquence des évolutions sociales récentes (urbanisation, chômage …).

Les associations départementales PEP analysent le tissu social de leur terrain et s’organisent partout pour répondre à ces nouvelles difficultés, souvent en partenariat avec les pouvoirs publics ou d’autres associations.

Elles ont ainsi construit progressivement un faisceau de dispositifs d’action, qui permet six types d’interventions majeures dans le domaine social, médical, culturel ou ludique :

  • Les « secours  » :
    attribution d’aides financières aux enfants en difficulté ; actions de Solidarité.
  • Le « médico-social  » :
    accueil, soins et scolarisation d’enfants et adolescents handicapés dans des établissements spécialisés.
  • Les  » loisirs vacances  » :
    organisation de séjours et de colonies de vacances.
  • « L’accompagnement scolaire  » :
    aide aux enfants en difficulté pour effectuer leur parcours scolaire.
  • « Les séjours éducatifs« :
    organisation de classes de découverte.
  • « La scolarisation des enfants malades« :
    donner la possibilité à un enfant absent temporairement de l’école de bénéficier d’une scolarisation à domicile.

L’enfant est un être en devenir, aucune aide n’est suffisante si elle n’a pas une dimension éducative.

C’est pourquoi les PEP complètent l’action pédagogique de l’École publique.